Eulmont Les pupilles de la Nation «oubliés de l’Histoire »

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L’association des Pupilles de la Nation, orphelins de guerre et du devoir de Meurthe-et-Moselle (ANPNOGD) a tenu son conseil d’administration à Eulmont.

Le président André Lefebvre a réaffirmé inlassablement la détermination de son association pour obtenir la reconnaissance de l’égalité et droit à réparation de tous les orphelins de guerre.

La délégation de Meurthe-et-Moselle n’a de cesse de se mobiliser et de multiplier les actions auprès de l’Etat.

En vain ! « Nous sommes plus que jamais les oubliés de l’Histoire. On ne doit pas éteindre la flamme », martèle le président Lefebvre. Qui lance un appel aux 200 adhérents pour se mobiliser à l’occasion du centenaire de la Bataille de Verdun et à participer nombreux à l’assemblée générale de la délégation de Meurthe-et-Moselle le samedi 24 mars prochain à Eulmont.

J’accuse par Pierre Baubonne

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Bonsoir Henri, au seuil de cette nouvelle Année je viens te présenter mes meilleurs vœux, et t’apporter  un petit document que j’ai écrit pour faire suite au journal de mon père « Mon, cahier de notes de 1936 à 1942.ce n’est pas grand chose mais je souhaiterais que notre Gouvernement actuel sache a quel point nous avons souffert de cette discrimination injuste et que nous souhaitons réparation le plus vite possible puisque désormais le temps presse. 
Sincère Amitié.
Pierre Baubonne
Trésorier de ANPNOGD-52
52000- Chamarandes-Choignes
 
 

   

Les causes de la mort de mon Père qui a fait de nous une jeune Veuve de guerre, notre Mère,  et deux pupilles de la Nation et Orphelins de Guerre.

 

Introduction

            Très longtemps j’ai voulu savoir pourquoi nous,…. est-ce d’avoir vu ma mère souffrir durant de nombreuses années ? peut-être ! est- ce le fait d’avoir ressenti dans ma jeunesse une certaine honte de ne pas avoir de papa ? Sûrement ! est-ce le fait d’avoir vécu dans la misère ?, très certainement ou peut être tout simplement d’avoir été un oublié de la nation.

            Après de longues Années d’enquête, j’ai enfin trouvé ce que je cherchais  en  la personne de Benoit MECHIN qui a retracé l’histoire de l’armée Allemande en six volumes, j’ai lu et relu avec passion ses livres  retraçant l’histoire de l’ armée allemande  de 1918 à 1946 et j’ai été subjugué par la passion de son écriture, enfin je savais pourquoi la France avait subi une telle catastrophe dès la déclaration de guerre  avec l’Allemagne en septembre 1939, désormais je puis affirmer que tous nos malheurs familiaux sont liés à l’incompétence de notre  Gouvernement qui était à la tête de la France de 1930 à cette grande guerre de 1939-1945.  Au lendemain de l’Armistice  de la première Guerre mondiale en 1918, l’Armée française était considérée comme la meilleure armée du monde. Ce ne fut pas le cas à la déclaration de guerre de1939 face à une Armée allemande surpuissante et  sur équipée en tout.

                                                           Le traité de Versailles 1919 1921

  Je vous invite à remonter le temps  vers la fin de la première guerre de 1914-1918, et nous allons nous pencher sur le Traité de Versailles élaboré en 1919 mais achevé et reconnu   le 24 janvier 1921, stipulant entre autres, que tous les dommages de guerre causés dans tous les pays devaient être payés par l’Allemagne. Le montant de ces dommages fut fixé par la Commission des Réparations à 212 milliards de marks-or, l’article 232 (la clause de culpabilité de guerre) déclara l’Allemagne et ses alliés responsables de toutes les  « pertes et dommages » subis  par les alliés pendant la guerre et servit de base pour les réparations et fut ramenés à 132 milliards de marks-or, payable en quarante deux ans. Ce chiffre astronomique fut obtenu en ajoutant le coût de la guerre aux réparations proprement dites et peut-être au dédommagement des veuves de Guerre et des Orphelins, puisque c’est  Georges Clémenceau, dit « Le tigre » qui créa  les Pupilles de la Nation en 1917, il y a eu cent ans cette année; l’histoire nous apprend qu’il n’y a eu que 9 milliards de versé !!!.

                 

            Le traité de Versailles dans le chapitre II, un des plus importants en ce qui concerne les sanctions à entreprendre, est relatif à l’armement, aux munitions et au matériel.  Jusqu’à l’époque où l’Allemagne pourra être admise comme membre de la Société des Nations, l’armée allemande ne devra pas disposer de plus de 84.000 fusils, 18.000 carabines, 792 mitrailleuses lourdes, 1.134 mitrailleuses légères, 63 minenwerfer moyens, (ce sont des pièces d’artillerie de 76 mm, des canons mobiles), 189 minenwerfer légers, 204 pièces d’artillerie de 77 et 84 howitzers de 105, sauf un complément facultatif qui pourra atteindre , au maximum, 1/25ème des armes  à feu et 1/50ème pour les canons et sera exclusivement destiné à pourvoir aux remplacement nécessaires.

            Les stocks de munitions maxima autorisés sont de 40.800.000 cartouches pour les fusils et les carabines,  15.508.000 cartouches pour les mitrailleuses lourdes et légères, 25.200 coups pour les minenwefer moyens, (des canons moyens),151.200 coups pour les minenwerfer légers, 204.000 obus pour les pièces de 77 et 67.200 obus pour les howitzers de 105(canons-105- tractés). Le gouvernement Allemand devra entreposer ces stocks dans des lieux dont il donnera notification aux gouvernements des principales puissances alliées et Associées. Etc, beaucoup de cet armement qui ce trouvait excédentaire  fut dissimulé par le Reich dans des associations déguisées  ou autres comités.

            J’ai choisi ces chapitres qui me semblent les plus importants pour mon enquête, non pas que les autres soit négligeables, mais ce serait trop long de développer tout le contenu du Traité de Versailles.

            Dès la fin de l’Armistice fut signé le 11 novembre 1918, La France commence à faire son deuil, à reconstruire et surtout reprendre goût à la vie, le peuple se réveille après quatre années de souffrance et de privations, une période heureuse s’ouvre à eux. L’Allemagne règle sa dette de Guerre régulièrement durant un certain temps, à noter que le budget de la France fut excédentaire  quelques années, alors que le peuple d’Allemagne rentre dans une grande crise, c’est la misère, le chômage, un coût de vie très important, etc.

                                                                       Le Putch

            Pour  bien comprendre toute cette période, il faut retenir que les 08 Novembre 1923, Hitler chef du Parti Nationaliste qui avait fait la guerre de 1914-1918, en gardait une profonde honte, songe déjà à une revanche certaine.   Il profite de la misère du peuple pour entreprendre sa révolution. Il organise un coup d’état à Munich, à la Brasserie,  mais cette tentative échoue le  9 novembre, les putschistes défilent devant la Feldherrnhalle ( lieu de culte de la propagande Hitlérienne) et ce retrouvent face à la police. A l’issue de la fusillade quatre policiers et seize putschistes sont morts.  Hitler bien que blessé parvient néanmoins à s’enfuir, mais il est arrêté le11 novembre et immédiatement incarcéré. Le procès  des putschistes, accusés de crime de haute trahison contre le gouvernement se déroule ensuite le 1er avril 1924. Hitler est condamné à cinq ans de prison dont il ne purgera que treize mois à la prison forteresse  de LANDSBERG-Am-LECH. C’est là qu’il dicte le texte de « Mein Kampf» (livre de Hitler entre 1924 et 1925) à plusieurs de ses camarades dont Rudolf Hess et Emile Maurice. A sa sortie de Prison il est encore plus puissant, et il proclame «  la prochaine fois j’agirais en véritable  meneur d’homme, en grand chef allemand », il se le promet  et se déclare le véritable Führer du parti.

  • Le réarmement Clandestin

            Avant la guerre de 1914-1918, l’armée allemande comportait encore quatre contingents. Leur unification était en voie d’accomplissement, mais n’était  pas encore entièrement réalisée. Cinq ans de luttes en commun et de fraternité  d’armes avaient contribué à cimenter entre elles  les unités recrutées dans les différents pays du Reich. Cependant cette unité n’avait pas encore trouvé sa formule légale.  Ce fut la loi du 5 mars 1919  sur la Reichswehr (force de défense du Reich) -provisoire qui créa  pour la première fois une armée commune à l’Allemagne tout entière. La France l’apprendra à ses dépens dès le début de la déclaration de guerre. Nous  y reviendrons plus loin.

            1934 marque un tournant crucial, Hitler rétabli un réarmement clandestin,.(George Castellane a écrit Le réarmement clandestin du Reich), le Reich ne dispose officiellement que d’une armée de 100.000 hommes.  Mais Hitler, s’est juré de briser les chaînes du Traité de Versailles, il est très malin, il fait savoir à Londres et à Paris qu’il envisage de transformer  la Reichswehr de métier  en  une armée de 300.000 hommes.

Hitler à une stratégie bien précise, il prévoit, à longue échéances son programme. Il va entreprendre la fortification de la frontière ouest de l’Allemagne en construisant la ligne Siegfried en 1936 qui sera achevée en septembre 1939, ces travaux de fortification occupent 278.000 ouvriers, plus un contingent supplémentaire de 84.000 ouvriers, plus de 100.000 hommes du service du travail, plus un certain nombre de bataillons du génie et de divisions d’infanterie. Sans parler des matériaux amenés à pieds d’œuvre par d’autres moyens de transport, les chemins de fer du Reich y consacrent à eux seuls, 8.000 wagons par jour. La quantité de gravier utilisée s’élève  quotidiennement  à plus de 100.000 tonnes. Ces fortifications seront terminées à la fin de cet hiver, (en réalité en 1939). Mais dès à présent leur puissance défensive est pleinement assurée. Lorsqu’elles seront achevées, elles comprendront au total 17.000 ouvrages blindés et bétonnés. Derrière cette barrière d’acier et de béton qui comporte trois et, sur certaines parties, quatre  lignes de défense, se tient tout le peuple allemand en armes. C’est la construction « Westwall » ou la muraille de l’ouest. Cette muraille  est une ligne de défense qui  court tout au long  de  ses frontières, de la mer de Nord à la Suisse…… Mais il n’en est pas moins certain qu’elle représentera, dans peu de temps une barrière infranchissable aux unités d’infanterie. Même soutenue par des chars d’accompagnement, celles-ci viendront s’écraser contre cette Westwall ou la muraille de l’Ouest. Il faudrait  des divisions blindées pour percer cette carapace. Or, l’Armée Française n’en a pas. Il faudrait une aviation d’assaut pour la franchir en la survolant. La France n’en possède pas d’avantage. L’Armée  de l’Air Française est virtuellement inexistante par rapport à la Lufwaffe  et même si ce n’était pas le cas, la zone de fortifications terrestres sera bientôt  doublée en profondeur par une zone de défense aérienne, garnie d’escadrilles  de chasse  et hérissée de batteries de D.C.A, qui s’étendra de Wilhelmshafen à Mannheim, et de Mannheim à Constance . Il y a là, malgré tout, de quoi faire réfléchir…..et bien non, en France en ne réfléchit pas à tout ça.

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 En France à la même époque, notre Gouvernement  consacre une très grande partie du budget à la construction de la ligne Maginot (1929-1936), c’est le programme le plus important d’un montant prévu initialement  à 2, 9 milliards de francs, sont coût réel sera de 5,5 milliards de francs.

 

 Le Général Bodenschatz, adjoint de Goering déclare, « Nous n’avons aucune sorte d’intention agressive contre la France » «  et, bien entendu, nous ne cherchons en aucun cas à porter  atteinte à la Grande Bretagne. (Et notre gouvernement va boire ces paroles jusqu’à la lie). En parlant ainsi le Général  Bodenschatz obéit à la fois à une conviction sincère et aux directives de ses chefs. Ceux ci veulent dissuader la France et l’Angleterre d’intervenir en  faveur de la Tchécoslovaquie, en leur faisant toucher du doigt l’inutilité de l’effort  militaire qu’elles pourraient déployer.

                                    Le Général Bodenschatz connait la situation de la France, comment ce fait il que notre Gouvernement ignore tout de la réorganisation de la défense militaire allemande ?.

……

                                                                       Hitler Populaire

            Hitler est très apprécié par le peuple Allemand, il a donné du travail pour tous, il construit, réarme son armée, construit des usines pour fabriquer son armement, construit des routes, augmente les salaires, et manque même de main-d’œuvre qu’il ira chercher jusqu’en Suède, se réapprovisionne en minerai de fer, de charbon, de cuivre etc. tout ça, sans que les commissions de contrôles soient informées.

            Depuis le 2 mai 1935 , la France est liée à l’Union Soviétique par un Pacte d’assistance mutuelle  qui oblige les deux partenaires, en cas d’agression, à se prêter réciproquement aide et assistance sous le contrôle de la société  des Nations, pacte signé par Pierre Laval du Gouvernement Français et à cet instant la France s’aperçoit qu’elle a les mains vides, « à la vérité » écrit Georges Bonnet, ce fut une erreur grave de ne pas avoir conclu une convention militaire d’application en même temps que l’accord politique de 1935, ce qui nous aurait obligés à poser la question du passage des troupes russes à travers les pays limitrophes de l’U.R.S.S.et pourtant  le 17 février 1937,  Potemkine à dit à Léon Blum , «  nous ne pourrons vous appuyer  solidement  que si nos soldats peuvent passer » si non nous ne pourrons rien faire et de poursuivre la conversation avec Léon Blum : nous vous demandons des armes à quoi le Gouvernement français a répondu «  nous en  sommes incapables ».

            Nous remarquerons que déjà en 1937 la France ne possédait qu’un très faible armement, ce qui aura de graves conséquences pour un tout proche avenir.

           

            Les années passent et la France n’envisage toujours pas de voter un budget militaire digne de ce nom, il est vraie que la ligne Maginot à englouti un grand pourcentage de celui-ci. Le parc militaire est obsolète, le matériel roulant et les armes datent en grande partie de la guerre de 1914-1918, l’aviation est dérisoire,  la marine reste faible pour vous donner une idée lisant ce que disait l’économiste Alfred Sauvy ….Au terme d’une enquête  approfondie, au cours de laquelle il a confronté les sources les plus autorisées, l’économiste Alfred  Sauvy est arrivé aux chiffres suivants, concernant le nombre d’avions livrés à l’état Français : Années 1937-450 pour la France contre 4320 pour l’Allemagne. En 1938, 500 pour la France, 6600 pour l’Allemagne ce qui représente pour l’aviation de l’Air française 950 avions contre 10.920 pour l’Allemagne (l’Express, 28 avril 1960) et dans les mêmes proportions, la fabrique de Chars Renault, les B1, est réduite.

La déclaration de Guerre

            Après son arrivée au pouvoir, l’une des premières initiatives d’Adolf Hitler en politique étrangère fut la signature, en janvier 1934, d’un pacte de non agression avec la Pologne. Cette décision fut impopulaire auprès de nombreux Allemands qui, bien que soutenant Hitler, reprochaient à la Pologne de s’être vue octroyer les anciennes provinces allemandes de Prusse occidentale, de Poznan et de Haute-Silésie par le Traité de Versailles conclu après la première guerre mondiale. Hitler tenait au pacte de non-agression afin de neutraliser une éventuelle alliance militaire franco-polonaise contre l’Allemagne avant que celle –ci ne parvienne  à se réarmer au maximum. Nous remarquerons le raisonnement  très pointu et réfléchi  d’Hitler.

            L’Allemagne envahi la Pologne le 1er septembre 1939 sans déclaration de guerre, l’armée Polonaise fut vaincue dans les semaines qui suivent l’invasion, c’est le début de la « drôle de guerre » c’est le nom qui a été donné au début de la seconde Guerre mondiale, l’Allemagne  poursuit son action en envahissant la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et la France.

            Dès que la France apprend l’invasion de la Pologne c’est la mobilisation industrielle, mais il est trop tard pour réagir, l’industrie se porte mal, la main d’œuvre manque  (une grande partie de la population active masculine se trouve mobilisée), l’équipement industriel et les machines outils sont vieillissantes, la production chute. A titre d’exemple, le rythme de sortie des chars B1 des usines Renault est passé de douze par mois avant la guerre à neuf en décembre 1939, Le Colonel De Gaule a réclamé des chars depuis très longtemps sans succès,  les Commissions de Contrôle non pas été à la hauteur. Le Traité de Versailles a été  bafoué par Hitler. La France était très loin d’imaginer la supériorité de l’Allemagne quant à son armement et son équipement militaire, Comment ce fait-il ?… En septembre 1939, la France ne compte parmi ses forces terrestres que deux divisions légères mécaniques, en mai 1940, elle possède trois divisions légères mécaniques et trois divisions cuirassées.

            L’industrie aéronautique quant à elle, est dans un état de grand délabrement. En effet, la France accuse un net retard sur l’Allemagne puisqu’elle ne possède que 600 chasseurs contre plus de 1.000 chez les allemands et surtout seulement  200 bombardiers contre plus de 1 500 pour la Luftwaffe.                     

            Les forces armées françaises et allemandes en présence : Les forces terrestres françaises et les armées alliées  sont placées sous le commandement du général d’armée Maurice Gamelin. Les Forces terrestres française sont réparties en 3 groupes d’armées et 9 armées, déployés le long des frontières du Nord  aux Alpes Maritimes.    Du côté allemand, 33 divisions du groupe d’armées C, aux ordres du Général Von Leeb,  prennent position le long de la ligne fortifiée Siegfried et des frontières hollandaises et belges.

            Ligne Maginot- ligne Siegfried ; l’étrange face à face : par la ligne Maginot, la France espère empêcher toute  attaque venant de l’Est, protéger la mobilisation et la concentration des troupes, mettre à l’abri la sidérurgie Lorraine. Hitler va déjouer la stratégie française.

            Le 7 septembre 1939, le Général Gamelin, commandant les forces terrestres françaises et les armées alliées, donne l’ordre à neuf divisions des 4ème et 5ème  armées du lancer l’assaut sur les positions avancées allemandes dans la Sarre entre Moselle et Rhin. Contre l’offensive allemande, le Général Gamelin donne l’ordre aux troupes de se retirer sur la ligne Maginot, ce sera durant huit mois « la drôle de guerre. » La encore la France ne devine pas la stratégie de Hitler.

            L’invasion des forces armées allemandes le 10 mai 1940 au matin en Belgique et aux Pays Bas, met fin à la drôle de Guerre. En réponse à l’attaque allemande, afin de venir en aide à l’armée belge, les premières troupes françaises  sous-armées et en sous-effectif -( de mon Père) vont tenter d’arrêter l’envahisseur. L’Allemagne cherche à éviter une guerre longue. La stratégie d’Hitler  est de vaincre ses adversaires en une série de campagnes  de courtes durées. C’est ainsi qu’il prit  rapidement le contrôle de presque toute l’Europe, sur une nouvelle tactique militaire baptisée  Blitzkrieg « (Guerre éclair).cette tactique consistait en  une très forte concentration d’armements offensifs (chars, avions et artillerie) sur un front réduit. Ces forces pratiquaient une brèche dans les défenses opposées, permettant ainsi aux divisions blindées de pénétrer rapidement et de manœuvrer librement derrière les lignes ennemies. La puissance aérienne allemande empêchait l’ennemi de se réapprovisionner ou de redéployer ses forces efficacement.

            L’Allemagne utilisa avec succès cette Technique de la Blitzkrieg  contre la Pologne (attaquée le 1er septembre 1939), le Danemark (le 9 avril1940)  la Norvège (avril 1940), les Pays-Bas (mai 1940), le Luxembourg (mai1940), La France (mai 1940), la Yougoslavie ( avril1941 et la Grèce (avril1941).

            Alors j’ai compris, les troupes française étaient vouées au massacre, face à cette guerre éclair il était impossible de faire barrage à cette armée sur puissante avec un effectif colossal, je suis certain que mon Père ignorait tout de cette tragédie, c’était le sauve qui peut, la débâcle de notre armée, l’humiliation,  mais pour les première lignes c’était déjà trop tard, le rouleau compresseur écrasait tout sur son passage.

            Le procès de Riom 19 février 1942 voulu par Pétain a été essentiellement le procès de l’impréparation matérielle de la guerre sur le plan politique, industriel et militaire, c’est le procès des « fauteurs de guerre et responsable de la défaite » accusant ses gouvernements d’avoir mal préparé la France au combat. Les anciens dirigeants  sont arrêtés  ou assignés à résidence. Toute la propagande est alors orientée  contre Léon Blum, Edouard Daladier (ancien président du Conseil), Guy Chambre (ancien ministre de l’Air après Pierre Cot), et les militaires Maurice Gamelin (ancien chef de l’état-major) et Robert Jacomet (contrôleur général de l’armée) : la condamnation de la République est à l’ordre du jour, afin de glorifier l’Etat français. Pétain déclare « j’ai décidé d’user des pouvoirs que me donne l’acte unique constitutionnel pour juger les responsables de notre désastre » c’était le 1er avril 1942, à la barre tout le monde dénonce tout et n’importe quoi. L’effet désastreux du procès est décrit  par le Préfet de Haute-Marne, estimant « que les débats annihilent les heureux effets du discours du maréchal Pétain  du 1er janvier » « et que si l’on veut ramener la confiance, il faut à tout prix mettre fin aux débats ; il y a là une question de régime ». Quelle honte.

Effectivement, les accusés et leurs avocats s’emploient avec force  et conviction  à démonter un à un les arguments à charge. Ils arrivent même à transformer le procès en tribune  des valeurs républicaines et de la Résistance. Face à ce camouflet, les autorités allemandes, sous l’ordre d’Hitler, exigent l’annulation du procès…..quelle honte. Au moment ou l’on demande au pays un effort de compréhension et un élan de solidarité en faveur de tant de prisonniers qui expient, depuis si longtemps, les fautes de ceux qui les ont menés au désastre, les sanctions solennellement annoncées vont-elles se muer en absolution ? etc etc,

Le procès est ajourné, Laval revient au gouvernement et les accusés restent emprisonnés, puis sont livrés aux allemands. Blum, Daladier, Gamelin, sont transférés à Buchenwald, non loin du, camp, nous connaissons la suite honteuse qui a suivi. Et nos prisonniers restent prisonniers,  dont mon Père qui décèdera de privation et de maladie le19 février 1942 au stalag D 2 en Poméranie.  

            Comment puis-je admettre que l’armée Française, nettement sous- équipée et sou-armée, dirigée par  un Gouvernement incapable de prendre sa responsabilité ait pu envoyer  des soldats, des Pères de familles au front pour faire barrage  à cette guerre éclair. C’était inadmissible et scandaleux, ils étaient tous condamnés à une mort certaine. La France à été à l’écoute, durant les années 30, de nos Colonels,  nos Généraux, je pense au Colonel De Gaule, qui insistaient pour un renforcement de l’armée, eux, les  grands militaires savaient ce qu’il adviendrait si la France entrait en Guerre, ils avaient l’amour de la Patrie et souhaitaient la protéger avec une armée digne de ce nom. Pour moi, les accusés du procès de Riom sont responsables de cette tragédie et les gouvernements qui ont suivi avaient le devoir de dédommager les Veuves de guerre, ce qui a été fait,  mais aussi prendre en charge les enfants Pupilles de la Nation et Orphelins de Guerre qui ont été traumatisés à vie et qui ont survécu à la misère, à la famine que grâce à leur courage et leur volonté

                                                            C’est le verdict d’un Pupille de la Nation et Orphelin de guerre avec tout le respect que je portes aux  Gouvernements successifs de cette belle France  et à ces hommes « mort pour la France »  pour  que nous vivions libres et honnêtes, je me sent le devoir de rappeler aux lecteurs que  mon Père est un Ancien Combattant quand a arraché à son foyer et qui est mort  en Captivité sans gloire et sans honneur à des milliers de kilomètres de ceux qu’il adorait.

   

Les pupilles de la Nation de Meurthe-et-Moselle et des Vosges se rapprochent

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L’association des Pupilles de la Nation, orphelins de guerre et du devoir de Meurthe-et-Moselle a tenu son conseil d’administration à Eulmont,

au cours duquel Le président André Lefebvre a présenté la demande de la délégation ANPNOGD des Vosges d’un rattachement à celle de Meurthe-et-Moselle.

Le président vosgien, André Coste devient 1er vice-président de la nouvelle entité Meurthe-et-Moselle Vosges qui aura son siège à Nancy, et qui comprend 200 adhérents.

L’association milite sur tous les fronts pour leur légitime droit à réparation et l’octroi d’une reconnaissance mensuelle pécuniaire équitable.

Prochain congrès national à Verdun

Les membres du conseil d’administration de la délégation ANPNOGD 54

Editorial du Président André Lecoq – décembre 2017

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EDITO-  DECEMBRE 2017

 

Cher(e)s Président(e)s, Cher(e)s Adhérent(e)s,

Le 11 novembre 2017, les Pupilles de la Nation, Orphelins de Guerre ont été reçus à l’Elysée par Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République afin de célébrer le centième anniversaire  du décret (15 novembre 1917) qui instaure la mise en œuvre officielle du statut de « Pupille de la Nation » constituant l’activité originelle de l’ONAC-VG et plus particulièrement des Services Départementaux.

Lors de cette rencontre, chaleureuse,  nous avons pu évoquer, avec le Président de la République,le problème,de la discrimination dont nous sommes victimes, suite aux décrets de 2000 et 2004.

Etant entendu que nous ne voulons pas revenir sur ces deux précédents décrets que nous estimons justes, car ils concernent des enfants dont les parents Juifs sont morts en déportation ou des enfants dont les parents sont morts sous le joug de la barbarie nazie, il n’en est pas moins anormal que notre République marginalise les pupilles et orphelins de guerre dont les parents sont morts pour défendre la« Liberté de la France ».

A titre d’exemple : Dans le seul département du Calvados,le registre retrouvé dans les archives du service départemental de l’ONAC-VG  ne fut ouvert que le 8 février 1940 avec l’adoption d’un pupille dont le père a été reconnu mort pour la France le 1er décembre 1939 (n° 1de la liste des pupilles). Ce registre se termine avec l’adoption le 25 janvier 1991 d’un pupille dont le père, marin pêcheur, est décédé suite à l’explosion d’une mine allemande (numéro 4525). 

Ce registre comporte donc 4 525 noms de pupilles dont les adoptions se rattachent à des faits de guerre concernant  la Seconde Guerre mondiale, la guerre d’Indochine et les conflits d’Afrique du Nord.

On constate également la présence de quelques adoptions tardives de pupilles de la Nation au titre de la Première Guerre mondiale.

Qu’a pu faire l’ONAC qui ne disposait, à l’époque,  que d’un nombre d’agents limité pour suivre tous ces adoptés?

80 % de ces enfants n’ont jamais eu de contact avec l’ONAC,  qui était l’Institution chargée de les entourer.

Faute de moyens, le lien sacré qui devait unir tout au long de sa vie l’Orphelin à la Nation a été rompu après son adoption par le Tribunal de Grande Instance.

Nous avons tous, actuellement, entre 70 et 90 ans et je souhaite, pour nous tous, que le Gouvernement puisse enfin reconnaître notre douleur qui est la même que celle des enfants ayant bénéficié des décrets précédents à savoir : le manque d’un être cher que nous avons cherché durant toute notre jeunesse, qui a manqué à notre joie, à notre confiance en nous-même, à notre éducation et à notre vie entière.

Alors, OUI, nous demandons, MAINTENANT, à l’aube de notre fin de vie, notre RECONNAISSANCE par la République pour que la Nation mette en œuvre notre devise nationale : « Liberté, EGALITE, Fraternité ».

Je vous demande à TOUS de contacter et de prendre des rendez-vous avec vos élus, avec les représentants de l’ONAC-VG de vos départements, avec vos Préfets et sous-Préfets afin de leur présenter notre proposition de création d’un « FOND DE SOLIDARITE DU TIGRE », en mémoire de Georges CLEMENCEAU, proposition que nous allons soumettre au Président de la République.

De mon côté je suis en train de prendre rendez-vous avec le Premier Ministre, les représentants du Gouvernement, la Directrice de l’ONAC-VG afin que notre message soit entendu et que nous puissions obtenir une fin de vie digne en souvenir de nos Parents.

 

André LECOQ

Président National

PS/ Je tiens également à vous rappeler les deux évènements importants du premier semestre 2018,  à savoir :

  • L’Assemblée Générale Ordinaire qui se tiendra le 17 janvier 2018 à Boulogne-Billancourt, au cours de laquelle seront élus les nouveaux Membres du Conseil d’Administration, ainsi que les membres du nouveau Bureau National et le Nouveau Président National.
  • Le 14ème Congrès National qui se tiendra à Verdun les 5-6 et 7 avril 2018.

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMEMORATION DU CENTENAIRE – DELEGATION DU JURA

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Assistaient à cette réunion-débat organisée autour des témoignages de Pupilles :

 

  Au premier plan :  Le Délégué de la Fédération de la France Libre Mr Bruno RAOUL et son épouse

                          :  Anne CHALONS Présidente ANPNOGD Région Bourgogne-Franche-Comté

  Derrière  de gauche à droite : – Monsieur  Cyrille BRERO Conseiller Départemental

                                              – Monsieur  Richard FICHET représentant le Maire de Lons Le Saunier Mr Jacques PELISSARD

                                                et représentant l’ANOPEX dont il est le Délégué.

                                              –  Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux de Lons le Saunier

 L’ONACVG du Jura, partenaire de cette manifestation, était représenté par le Directeur départemental Monsieur Stéphane PFISTER.

Voci l’article paru ce matin, 28 Novembre, au sujet de la réunion-débat organisée par la Délégation ANPNOGD du JURA le 25 Novembre à Lons Le Saunier.

Nous n’avons eu que des félicitations. Les participants se sont montrés très touchés.

Délégation de la Haute-Marne, rencontre avec le Président

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Chers camarades de la Haute Marne

Les 10 et 11 novembre derniers, j’ai eu l’honneur de vous représenter aux cérémonies du Centenaire, au défilé du 11 novembre et à la réception de l’Elysée

J’étais au côté d’André Lecoq lors de son entretien avec Le Président Macron.

Il a été attentif à notre sort, je le crois sincère, ne perdons pas espoir!

Jean Claude LABACHE
Président de la Délégation de la Haute Marne

Image prise lors de l’entretien en compagnie d’André Lecoq