Courrier à Monsieur Macron – Président de la République

ANPNOGD                            Le 10 juin 2017

MICHEL BAUCHEZ

14 rue Louis Husson

54550 MAIZIÈRES

 

                                               Monsieur le Président de la République

                                               Palais de l’Elysée

                                               75008 PARIS

Monsieur le Président de la République,

C’est avec une émotion infinie que je viens d’assister au reportage de la commémoration de l’anniversaire du massacre perpétré à ORADOUR SUR GLANE. 

J’ai moi-même déjà visité en famille le site qui ne laisse personne insensible.

Je vous remercie pour cet hommage rendu.

J’aimerais pouvoir,  de la même façon, ressentir cette immense émotion et vous remercier pour la reconnaissance des Pupilles de la Nations, Orphelins de Guerre ou du Devoir. Ce serait une décision emplie de dignité d’un Grand Président digne de ce nom, digne de la mémoire de ceux qui sont morts pour la FRANCE, leur PAYS, leur NATION, en donnant leur vie et abandonnant leur famille pour défendre leur PATRIE. L’abomination, la barbarie de la guerre a pris nos Parents. 

Mon Papa a été abattu le 6 juin 1940. Là, pas d’anniversaire, pas de commémoration et pourtant une douleur persistante d’absence de reconnaissance. Comme pour tous les membres de l’ANPNOGD.

Je rêve que ma PATRIE le reconnaisse, enfin. Qu’enfin la mémoire collective, issue des plus hautes instances de l’ETAT, de notre Président de la République, agisse pour mettre en place cette reconnaissance rapidement.

Depuis de nombreuses années nous sommes « LES OUBLIÉS DE L’HISTOIRE » Nous ne pourrons pas nous associer, moralement, totalement,  à tous les hommages, toutes les commémorations tant qu’une partie des Héros qui font que nous sommes encore Français aujourd’hui ne sont pas reconnus.

J’ai de ce fait été particulièrement déçu de n’avoir aucune réponse à mon précédent courrier dont vous voudrez bien trouver copie jointe.

Je vous remercie de bien vouloir apporter une grande attention à la présente, à la mesure de la douleur que nous ressentons en étant abandonnés, maintenant, par l’Etat,  alors que nous avons été adoptés par lui. 

Nous sommes, pour la plupart, trop âgés pour attendre. Nous aimerions que leur PAYS reconnaisse nos Parents et qu’il ne se montre pas, encore et toujours,  ingrat, envers ces/ses  HÉROS.

Je vous prie d’accepter, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

MICHEL BAUCHEZ

 

 

 

 

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