Lettre au Président de la République, monsieur Emmanuel Macron

 

Monsieur le Président de la République,

 Je tiens, par la présente, à vous remercier au nom de l’Association Nationale des Pupilles de la Nation, Orphelins de Guerre et du Devoir (ANPNOGD), que je représente, pour l’accueil chaleureux reçu lors de votre réception à l’Elysée, le 11 novembre dernier, jour de la commémoration de  la célébration du centenaire de la création du statut des Pupilles de la Nation.

 Monsieur le Président, lors de cette rencontre vous avez pu constater le désarroi de nos pupilles concernant l’ignorance de la Nation envers leurs parents morts pour la France durant les différents conflits depuis 1914.

 Monsieur le Président, l’âge de ces pupilles se situe entre 70 et 95 ans pour ceux de 1914/1918 (de ceux-là, il n’en reste plus qu’une poignée). Ils ont attendu durant toute leur vie un geste de la Nation, mais, bien que de nombreuses promesses leurs furent faites, ils n’ont pas été entendu.

Actuellement que demandent-ils ?
Simplement de pouvoir terminer leur vie tranquillement sans crainte d’abandon ou de se retrouver à la rue.

 Durant leur jeunesse une aide était possible, mais il fallait un tuteur pour la demander et bien souvent celui-ci n’a pas fait son devoir, combien d’entre eux ont dû travailler dès l’âge de 12 ou 14 ans ???

 Le 14 juillet dernier, vous êtes le premier Président de la République à être venu vers nous. Puis le 11 novembre en nous accueillant, vous avez renoué le lien entre les « oubliés de l’Histoire » et la République. Cent ans  après, en marchant dans les pas de Clémenceau, vous avez prouvé que vous étiez de la même filiation nationale. Cette légitimité en y associant votre nom, vous donne le pouvoir de compléter la loi du 27 juillet 1917 par la création d’un « Fond de Solidarité du Tigre ».

 Nous connaissons la situation économique de la France. Nous ne voulons pas, par égoïsme, hypothéquer les futurs budgets de la Nation. Nous avons donc travaillé sur un projet que nous vous soumettons, ci-joint.

 Monsieur le Président, je me tiens à votre disposition pour tout éventuel entretien, avec vous où vos représentants, permettant d’éclairer cette étude et trouver un accord sur une solution donnant à tous les pupilles de la Nation, la possibilité de jouir au moment de leur retraite, de la Reconnaissance de la Nation.

 Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de toute ma considération et l’expression de mes sentiments les plus sincères et les plus déférents.

 

André LECOQ

Président National

Documents joints

Lettre de Monsieur Meinvielle,

 Document sur  « Précision sur la discrimination »,

Editorial du mois de Décembre du Président  André Lecoq.

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